Un dead rubber ne décide rien : le groupe est déjà qualifié, la sécurité déjà assurée, la dernière journée d'un championnat plié. Les asymétries de motivation de cette ampleur cassent les modèles basés sur les cotes — une équipe forte sans enjeu fait reposer ses titulaires et navigue tranquille, et sa force « réelle » temporairement n'est pas sa force.
Ce sont les matches où les probabilités des modèles (les nôtres compris) méritent le moins de confiance et où l'avantage informationnel du marché — qui a vraiment besoin des points — compte le plus. Les fixtures de fin de saison et de dernier tour de poule méritent une vérification de la motivation avant tout pari.
Dernier tour de poule : l'équipe qualifiée (cote de victoire basée sur le modèle 60%) se déplace chez une formation ayant besoin d'un point pour survivre. L'historique de telles asymétries suggère que la cote effective de la favorite tombe 10–15 points plus bas — 1.67 sur une favorite qui navigue tranquille est le piège classique du dead rubber.